Le soja m’a donné des seins ? Un danger pour la santé ?


Tu as entendu tellement de choses sur le soja que ton cerveau te sort un gros panneau stop quand tu émets l’hypothèse d’en consommer. Beaucoup sont sceptiques sur le soja et le voit comme un danger, surtout les hommes, mais faut peut-être rappeler que ça fait juste un petit 5 000 ans que ce dernier est consommer en Asie. Enfin bref, nous savons que les mauvaises habitudes ont la vie dure donc appuyons nous plutôt sur la science pour savoir si le soja est aussi mauvais qu’on nous le dit.

Le soja : que contient-il ?

Le soja contient des isoflavones, un type de phytoestrogène 1000 fois plus faible que l’œstrogène humain et ne se comporte pas exactement comme les œstrogènes humains présents dans notre corps. Les isoflavones bloquent certains des effets des œstrogènes et en imitent d’autres, ce qui a généralement des effets bénéfiques sur la santé ; ils ont également des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Le soja a la plus haute teneur en protéines et en matières grasses de toutes les légumineuses et puis il est riche en fer et en fibres.

Le soja et la santé des hommes

Une vaste revue systématique de 2010 a montré que le soja n’affecte ni les niveaux de testostérones, ni la concentration de sperme ou bien encore la qualité du sperme. Le soja a même un effet bénéfique vu qu’il peut réduire jusqu’à 50 % le risque de cancer de la prostate.

La peur du soja et la réalité 

Beaucoup de personnes ont peur du soja, car ils s’inquiètent des œstrogènes et des OGM/pesticides du soja, mais la plupart des oestrogènes alimentaires proviennent des produits laitiers et de la viande. Contrairement aux phyto-estrogènes de soja, les oestrogènes d’origine animale imitent l’oestrogène humain présent dans notre corps, ce qui est beaucoup plus vicieux et dangereux. De plus, la majeure partie du soja génétiquement modifié est utilisée pour nourrir les poulets, les porcs, les bovins, etc. Pour ensuite être consommés par les humains. Par contre une grande partie du soja cultivé pour la consommation humaine est sans OGM.

Le soja et la santé des femmes

Il a été prouvé que le soja permettait de prévenir le cancer du sein selon les quantités consommées en Asie. Une étude de 2008 a montré que le risque de développer un cancer du sein était 30% plus faible chez les femmes qui consommaient du soja que chez celles qui évitaient le soja. De nombreuses études démontrent que le soja réduit le risque de récidive chez les survivantes du cancer du sein. Une étude récente a montré que les survivantes du cancer du sein qui consommaient le plus de soja avaient 21 % moins de risque de mourir de toute cause au cours de l’étude de 9 ans, par rapport aux consommateurs qui consommer très peu de soja.

Le soja et la thyroïde

Le soja n’affecte pas la thyroïde chez les personnes dont la fonction thyroïdienne est normale et dont les taux d’iode sont normaux. Que vous mangiez du soja ou non, vous devez répondre à vos besoins quotidiens en iode (150 µg/jour). Si vous prenez des hormones thyroïdiennes, vous devrez peut-être ajuster la dose si vous modifiez votre consommation de soja.

Le soja et le risque cardiovasculaire

Et enfin nous finissons sur le fait que le soja abaisse la tension artérielle et le cholestérol LDL.


Nous avons passé en revue de nombreuses études récentes qui démontrent bel et bien que le soja est loin d’être le monstre dépeint par certains et qu’au contraire, il est bénéfique pour la santé. Donc voilà que vous soyez végétalien ou pas, vous pouvez en consommer dans une alimentation la plus saine et la plus variée possible. Prenez soin de vous et de ce qui vous entoure.

Références :

Messina et al, Nutrients 2016 / Wu et al, Br J Cancer 2008 / Baglia et al, Int J Cancer 2016 / Nechuta et al, Am J Clin Nutr 2012 / Chi et al Asian Pac J Cancer Prev 2013 / Yan et al, Am J Clin Nutr 2009 / Zhang et al, Medicine 2015 / Hamilton-Reeves et al, Fertil Steril 2010 / Taku et al, Menopause 2012 / Messina et al, Thyroid 2006 / Jenkins et al J Nutr 2010 / Liu et al Nutr Metab Cardiovasc Dis 2012 / Zhang et al, Cancer 2017

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